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<item>
<titre>Fier de Lens</titre>
<soustitre>Guy Roux</soustitre>
<auteur>Jean-François Malatesta</auteur>
<date>2007/06/13</date>
<description>
<![CDATA[<p>
Guy Roux a décidé de faire sa révolution de 68.
68 berges, un âge où normalement on est à la retraite et on cultive son jardin.
Mais lui, c'est son amour du ballon rond qu'il veut « labourer » à nouveau. Semer encore le bonheur sur cette verte pelouse qu'il a arrosée de sa passion durant toute sa longue carrière. Heureusement, d'ailleurs que Roux Guy n'est pas le président de l'UNECATEF, il serait tombé sur le paletot de Guy Roux pour non respect de la charte des entraîneurs dont l'âge limite est fixé à 65 ans.
Mais il n'en a cure...
Il quitte sans regret la vallée des « vermeils » pour rejoindre à nouveau celle des merveilles du football.
Il a décidé de répondre aux appels de son démon de midi.
Dans le Nord.
Au pays des mines, Guy Roux retourne au charbon.
Au RC Lens, club aux valeurs si proches des siennes. Le public sang et or s'est d'ailleurs toujours reconnu dans cet homme de terroir. La preuve, il rappelle à l'envi avoir plus d'affinités avec son grand-père maternel, paysan, qu'avec son militaire de père !
Mais à Lens, il va devoir dresser un effectif racé, lui l'éleveur de champions.
Et si Gervais Martel lui a réservé un petit carré frais du côté de Bollært, ce n'est pas sans afficher quelques ambitions. Son leitmotiv « obtenir le maintien » ne sera plus de mise et on le voit mal écumer les boîtes du Pas-de-Calais afin de récupérer des joueurs égarés sur les chemins de la « déchéance » !
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<b>
Duc de Bourgogne
</b>
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L'entraîneur, à ses débuts, était ainsi. « A la fois Père fouettard et papa poule », affirmait Lionel Charbonnier, l'une de ses ouailles.
D'ailleurs, on le confesse, jamais on n'aurait imaginé Guy Roux, entré en religion à l'Abbé-Deschamps dès neuf ans, entraîneur d'un autre club que l'AJ Auxerre.
Proclamé Duc de Bourgogne, il régnait sur ses joueurs comme son président Gérard Bourgoin sur ses poulets...
Certainement le prix à payer pour obtenir de tels résultats avec un club de patronage !
D'ailleurs, on peut voir couler sur chaque ride qui creuse son visage comme autant de sillons de pieds de vigne de Chablis la passion qui coule dans ses veines. Pour le football. Sa région. Sa ville. Son club.
Il a réussi la prouesse incroyable de hisser l'AJA de la Division d'honneur à une demi-finale de coupe UEFA !
Sous ses ordres, la vitrine du club s'est tout de même ornée de quatre Coupes de France et un doublé en 1996...
Et pourtant, nul n'est prophète en son pays !
Relégué dans les coulisses, confiné à un rôle subalterne, l'AJ Auxerre n'a pas écouté les conseils des uns et des autres.
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<b>
Des « valseuses » !
</b>
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On avait pourtant répété aux dirigeants de l'Yonne, « faut pas gâcher » le talent et la notoriété de Guy Roux.
Il aurait pu porter la bonne parole du club bleu et blanc. Homme de réseau, Gaulliste, il n'hésite pas à croquer le caviar de la gauche au pouvoir, Guy Roux fait l'unanimité. Ancien « copain » de régiment de Lionel Jospin, il affirme ainsi avoir voté Sarkozy.
Lui, c'est auprès de la gente féminine qu'il a reçu un maximum de suffrages. Même son célèbre et éternel bonnet vissé sur la tête et son survêtement n'ont pas fait reculer les Damoiselles.
Faut dire que le pote de Gérard Depardieu a des « valseuses », n'hésitant pas à battre en brèche le grand Marcel Desailly, accusé de percevoir un cachet d'envoyé spécial en Allemagne... de sa piscine d'Aix-en-Provence !
Peut-être ne supportait-il pas que l'ancien international gagne une poignée d'euros de plus...
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<b>
Roux de la fortune !
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Car un sou est un sou pour ce Harpagon à la casette bien fournie. Certains le surnomment même « l'euro des temps modernes » ! Alors, il engrange. Il agrandit son portefeuille dans un rôle de consultant multimédia et dans celui de fils de pub. Faut pas le prendre pour un sot, y a pas écrit la Poste là !
Ainsi, il ne gâche pas, accumule les cachets comme autant de médicaments contre la pauvreté...
Celui qui était devenu un SCF (sans club fixe) paie son ISF !
On peut donc parler d'un Roux de la fortune !
A l'abri du besoin, le retour de Guy Roux sur un banc de Ligue 1 n'est donc pas affaire d'argent.
Il s'agit plutôt d'une course aux records pour cet homme au fort ego.
S'il a passé 45 ans (24 parmi l'élite) à l'AJA, dirigé 890 rencontres, il aimerait mettre dans le mille ! Et il espère, surtout, devenir le seul technicien à avoir remporté cinq Coupes de France !
Ce serait en tout cas une belle épitaphe sur la tombe de cet homme de cœur qui a failli périr à cause de ce palpitant qui battait trop fort pour sa passion &mdash; il avait d'ailleurs déjà écrit son testament : « Riche paysan auxerrois qui a troqué la truelle pour un bonnet et un ballon rond, sans terre mais au palmarès inégalé »...
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</description>
</item>
<item>
<titre>Bon comme le papin</titre>
<soustitre>Jean-Pierre Papin</soustitre>
<auteur>Jean-François Malatesta</auteur>
<date>2007/06/06</date>
<description>
<![CDATA[<p>
JPP ! Trois lettres pour résumer une immense carrière.
Ou Pa-p-in !
Trois syllabes qui résonnent encore aux oreilles des amateurs des Guignols.
Et lui, Papin, justement, en a de belles de feuilles !
D'ailleurs les parents du petit Jean-Pierre n'ont certainement pas dû se faire du souci quant à l'ouïe de leur progéniture, mais jamais ils n'auraient imaginé la belle carrière footballistique du futur ''Patator'', si frêle dans son berceau.
Parce qu'avec son physique, il aurait pu faire carrière dans le comique. Car la ressemblance est plus proche d'un autre Cht'i célèbre, Dany Boon, que d'Eric Cantona ou Ronaldo !
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<b>
L'étoile de l'OM
</b>
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Mais le freluquet est un gros travailleur. Il multiplie les frappes lors de séances d'entraînement poussées à l'extrême dans l'enfer du Nord, à Valenciennes, puis à Bruges.
C'est avec les Belges, justement, que Jean-Pierre cible sa première reprise pleine lucarne face... à l'OM !
Nanard, encore une fois, flaire le bon coup et attire le sérial-buteur nordiste en Provence !
Et la pièce s'emboîte parfaitement dans le puzzle marseillais...
Les Waddle et autres Francescoli lui servent du caviar !
Durant six saisons, le public du Vélodrome va croquer dans ce bonheur incommensurable...
Quatre titres consécutifs de champion de France, 185 buts en 254 rencontres, tout Marseille a les yeux de Chimène pour lui.
JPP est né...
Mais la chimère, elle, tourne au cauchemar un triste soir de 1991 à Bari.
Il touche le Ballon d'Or, mais la Coupe des Clubs Champions, pour lui et les Phocéens, se transforme en plomb.
L'OM s'incline face à l'Etoile Rouge et les Marseillais perdent la leur, qui file au Milan AC...
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<b>
Un neuf au grand coeur
</b>
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Avec les Italiens, il subit sa deuxième désillusion consécutive... face à l'OM !
Pire, ses talents de buteur ne sont pas reconnus en Italie... Ni en Allemagne, où Patator n'est pas considéré comme un Panzer !
Adieu Milan, adieu Munich... et, surtout, adieu les Coupes du monde 90 et 94, crucifié par un bulgare au goût acide et au nom encore synonyme de torture.
Il tente d'oublier Kostadinov qui avait mis dans le mille et les maux bleus en Gironde.
Bordeaux. Le scapulaire se transforme à nouveau en V de la victoire par la grâce de ses crampons.
Mais le sérial-buteur poursuit un autre but. Certainement le plus beau de sa carrière. Car il est bon le Papin. Repris de volée par la vie, il mène son plus beau combat contre les pathologies neuronales infantiles. L'énorme palpitant de Jean-Pierre bat un peu plus fort lorsqu'il voit souffrir sa fille Emilie.
L'association Neuf de Cœur voit ainsi le jour...
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<b>
Coach Papin !
</b>
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Il se consacre à fond dans cette entreprise. Et range les crampons.
Il revêt pour la première fois les habits d'entraîneur au FC Bassin d'Arcachon en DH. Entre deux huîtres et un bon blanc, le club monte en CFA 2. Le monde du ballon prend enfin conscience qu'il a oublié l'une de ses plus belles perles.
Alors coach Papin retrouve les professionnels.
Ben pourquoi ?
Parce que Strasbourg avait besoin de lui !
En un an seulement, l'Alsace retrouve son ballon...
Le sourire.
Et l'élite !
Mais les relations avec son président se délitent.
On sait aujourd'hui que JPP ne poursuivra pas l'aventure au Racing.
Mais, quel que soit son futur club (Bordeaux ?), il le marquera... de son empreinte !
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<legende>
<![CDATA[]]>
</legende>
<credit>AFP</credit>
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</item>
<item>
<titre>Sortie tranchée</titre>
<soustitre>Gennaro Gattuso</soustitre>
<auteur>François Rosso</auteur>
<date>2007/05/23</date>
<description>
<![CDATA[<p>
Ri-di-cu-le. Il était tellement ridicule que personne ne le reconnaissait.
D'ailleurs, le publicitaire de Dolce & Gabbana a vite fait de retirer Gennaro Ivan Gattuso des affiches louant les vertus de slips « moule-boules », laissant faire le boulot à ses coéquipiers champions du monde, déguisés en bellâtres gominés de la tête et épilés du pubis.
Gattuso &#8211; 1,77 mètres pour 77 kilos &mdash; n'est pas fait pour le mannequinat en celluloïd. Ce ne sont pas les « boules » qui lui manquent. Il en a à revendre. En tout cas sur le terrain, avec son Milan, celui qui joue ce soir sa 11e finale de coupe d'Europe, ou avec la Squadra Azzurra. Ce qui fait défaut à l'enfant de Corigliano Calabro, né un 9 janvier 1978, ce sont les belles manières. Les animateurs de l'émission « surprise sur prise », qui lui ont fait croire que son 4X4 avait été « massacré », courent encore, le fondement humide.
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<b>
Une tête de pitbull, un comportement de chien de berger
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Lui ne s'en cache pas : « Je n'ai jamais beaucoup aimé les joueurs techniques, beaux à regarder... » Ce qui n'empêche pas Ronaldinho d'affirmer : « Ce joueur est fondamental, il met son cœur dans chacune de ses actions. »
Le cœur, le reste mais pas la semelle contrairement à sa réputation : il boucle la présente saison avec huit cartons jaunes. Un exploit. Une tête de pitbull mais un comportement de chien de berger. Gennaro c'est le gardien de la partie et le soldat de la patrie.
A 4 ans, sur les épaules de son père, modeste avant-centre de série D &mdash; auquel il vient d'offrir une flottille de pointus (pour aller à la pêche) &mdash; il assiste à la victoire de la Squadra en coupe du monde en Espagne. Au Noël suivant, il trouve dans ses sandales un ballon et une tenue complète de petit footballeur.
La plage de Schiavonea &mdash; hameau minuscule qui accueille sa fondation pour enfants défavorisés &mdash; devient son centre d'entraînement. Mais quand il a 12 ans, Bologne ne croit pas dans les pattes du gringalet &mdash; son paternel, pour lui faire les mollets, l'avait pourtant obligé à monter les escaliers de la maison à cloche-pied plusieurs fois par jour et d'affilée.
A 16 ans, Pérouse consent à l'accueillir. Deux ans plus tard, il totalise 12 matches en série A.
Mais l'Italie des grands clubs lui préfère des esthètes du ballon rond.
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<b>
En Ecosse, la boue est son jardin
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Son agent lui conseille un football plus conforme à son tempérament : direction l'Écosse et les Glasgow Rangers. Il n'aime pas la bière. Pas le fog. Pas la pluie. Pas le froid. Pas la bouffe. Mais Dio qu'il s'éclate sur le terrain : la boue est son jardin, les tacles son amusement.
Le samedi, c'est sortie tranchée. Il se régale. Le peuple d'Écosse l'idolâtre. Mais pas le nouvel entraîneur hollandais, Dick Advocaat. Retour en Italie, avec, dans ses bagages, Monica, la fille du resto italien, La Rotonda, où il se réfugiait entre deux combats.
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<b>
« Me faire coudre l'écusson du Milan sur le cœur »
</b>
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Dans la Péninsule, il vivote à la Salernitana jusqu'à ce que le grand Milan voit en lui autre chose qu'un briseur d'attaques.
S'il devient plus technique aux côtés de Pirlo, il n'a rien perdu de sa grinta, diraient les Brésiliens. Les tifosi le baptisent Ringhio, la rage. Lui en rajoute : « Mon sang est rouge et noir... » jure-t-il. Ou encore : « J'aimerai me faire coudre l'écusson du Milan à même la peau, ici, sur le cœur. » Gênant pour les amortis poitrine, mais tellement glamour. Le pit est un tendre à sa manière et un leader de terre, de sueur et de sang crotté.
Sur le terrain, il est le seul à reprendre Totti en main quand le génial romain a le moral qui flanche et le pied qui tremble. Dans les vestiaires, il est le seul à chambrer l'immense Buffon et le fuoriclasse Del Piero. Le soir d'Italie-République Tchèque, le 22 juin dernier en coupe du monde, il est le seul à saisir par le cou Lippi et à le secouer comme un hochet, pour célébrer la qualification.
Les Italiens l'adorent désoais et l'ont élu « symbole de la communauté nationale. » Un titre qui le touche autant qu'un nouveau trophée.
Peut-être celui de ce soir ? Avant une orgie de Nutella, de tiramisù et de musica italiana avec Monica et Sam, son golden retriever. Un gentil, comme lui au fond...
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</description>
</item>
<item>
<titre>Le diable rougeaud</titre>
<soustitre>Wayne Rooney</soustitre>
<auteur>Philippe Camps</auteur>
<date>2007/05/16</date>
<description>
<![CDATA[<p>
Wayne Rooney a une tête de bouledogue et un tempérament de pitbull. Sur le terrain, c'est un chien. Il mord, saute, court, aboie. Même son maître a du mal à le retenir. Pourtant, Sir Alex Ferguson a l'habitude des cabots. Il a promené Cantona, Keane, Ince, Hughes ou Robson au bout de sa laisse. Mais celui-là est un coriace. « Un guerrier », préfère dire le coach de Manchester United qui a la truffe fine.
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<b>
Un avant en avance
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Pour Rooney, la guerre commence à la maternelle. A Croxteth, quartier bouillant de Liverpool, les gamins se bouffent le nez pendant les pères se bourrent la gueule. Papa Rooney va au ''Western Approaches'' où John Wayne et Géronimo apparaissent à la quatrième Guiness. Aujourd'hui, toute l'Angleterre connaît ce pub. Les tabloïds ont même photographié les toilettes. Plutôt cul culte.
Avant d'avaler sa première mousse, le petit Wayne se prend pour une tortue Ninja. Véridique. Quand il enlève son bandeau ridicule c'est pour jouer au foot.
Et là, ce n'est pas comme à l'école. Il n'est pas en retard.
A sept ans, haut comme trois chopes, il joue avec les moins de douze. A huit ans, il scotche le dénommé Bob Pendelton, recruteur d'Everton toujours sous le choc : « Lorsque je l'ai vu, j'ai été estomaqué. Toute ma vie, j'avais rêvé d'un tel moment. Découvrir un trésor. Celui qu'on ne croise qu'une fois dans une vie. » Depuis, le vieux ''Bob'' (devenu aussi célèbre que le ''Western Approaches'') raconte sa trouvaille. En boucle.
A dix ans, il explose le record de buts dans le championnat scolaire de Liverpool. Il claque 72 fois. A douze ans, il embrasse Coleen Mc Loughlin sur la bouche. L'histoire ne dit pas si, dans la foulée, notre petit couple a fait l'amour en mangeant des fraises Tagada.
On n'ose imaginer à quel âge il a pris sa première cuite.
On sait, en revanche, à quel âge il n'a pas lu Shakespeare.
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<b>
The beast is the best
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A seize ans, il devient le plus jeune buteur de la Premier League. Il marque face à Arsenal et tape dans l'œil de tous les coachs. Même des binoclards. N'est-ce pas Sir Alex ?
Bref, Everton tient sa perle. Rooney son destin.
Il fait tomber les records et les défenseurs. C'est une force de la nature. Ses amis l'appellent ''The Beast''. La bête. Un label. Ses adversaires ne l'appellent pas. Ils le redoutent.
Hors-jeu, il est timide, calme, presque muet.
Sur le terrain, il se transforme. Moitié fou, moitié sonné. On le dit incontrôlable, caractériel, incorrigible, violent. Lui ne dit rien. Mais quand il tacle, le stade et les ambulanciers se lèvent. Pas l'adversaire. L'un d'eux (Steeve Vickers de Birmingham) se fera poser huit points de suture à une cheville meurtrie.
Wayne, faut pas le chercher.
Il a le sang (irlandais) chaud et la main froide.
Le bougre a de qui tenir. Son père était boxeur. Lui aussi a le direct facile et l'uppercut foudroyant.
Même le beau Beckham a failli goûter au KO. Tout ça parce qu'il voulait calmer notre rouquin en rogne. Le vestiaire des joueurs de la Reine &mdash; après un Irlande du Nord-Angleterre &mdash; résonne toujours d'un ''Fuck off'' tonitruant. ''Becks'' en tremble encore.
Ricardo Carvalho, lui, ne tremble pas. Il se soigne. En quart de finale du Mondial allemand, Rooney lui a piétiné les bijoux de famille. Depuis, il les met tous les soirs dans de la glace. L'Anglais avait pris un carton rouge. Le Portugais, lui, prend son mal en patience.
Pourtant, le déménageur peut aussi jouer du piano. Comme Mozart, pas comme Clayderman. Lorsqu'il fait un contrôle ou un crochet, il ne lui faut pas deux terrains. Comme certains de nos attaquants...
Un corps de brute pour des gestes pleins de finesse.
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<b>
La ''Coleen'' de l'amour
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Wayne est un phénomène. Alex Ferguson le sait bien. En 2004, le dernier jour du mercato d'été, il a fait un chèque de 37 millions d'euros pour qu'il mue à Manchester. Il ne le regrette pas. Le diable rougeaud non plus. Il est champion d'Angleterre. MU aime les bad boys. Sir Alex également.
Les journalistes n'ont pas fini de pister le Rooney. Sa fiancée est déjà couchée dans tous les magazines. Elle est belle, elle est blonde, elle se nomme Coleen Mc Loughlin. Wayne est resté fidèle à son amour de jeunesse.
C'est beau non ?
Leur romance sent l'eau de rose bien plus que l'argent.
Ce qui n'est pas le cas de son agent. Lui a senti le bon coup. Maintenant, il pue le fric.
Paul Stertford va même jusqu'à demander de l'argent aux médias qui veulent photographier le grand-père Rooney ou la dépouille du cochon d'Inde de Wayne.
Les parents, eux, ne se montrent plus. A Everton, Wayne Senior et Jeannette sont devenus les ''vieux'' du traître. Le saligaud qui a quitté sa terre pour celle de Manchester.
Les Rooney sont bannis. Riches mais honnis.
Wayne Senior ne va plus boire sa Guinness au ''Western Approaches''. Il a rangé ses gants mais ses poings le démangent. Jeanette travaille toujours à la cantine du collège catholique de la ville. Elle est devenue coquette. Elle a perdu vingt kilos.
Le fiston, lui, a pris du poids. Pas sur la balance où il pointe à 78 kilos. Non, sur la planète foot où il est une star et un drôle d'attaquant de... 21 ans.
Rooney n'est pas un Mickey.
Il en a juste les oreilles.
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<legende>
<![CDATA[]]>
</legende>
<credit></credit>
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</item>
<item>
<titre>John terrible</titre>
<soustitre>John Terry</soustitre>
<auteur>Philippe Camps</auteur>
<date>2007/05/09</date>
<description>
<![CDATA[<p>
John Terry ne pouvait pas échapper à la rubrique ''Forte Tête''. Normal : la sienne est en marbre. On le sait depuis le 27 février dernier.
La scène se passe à Cardiff lors de la finale de la Coupe de la Ligue anglaise, Chelsea-Arsenal. Centre. Terry sent le but. Il sentira surtout le pied d'Abou Diaby. Le jeune Français confond la trombine du capitaine des Blues avec le ballon. Le choc est terrible. Terry est raide. Inconscient. Sans le kiné des Gunners, qui traînait derrière le but, il aurait avalé sa langue et sa carte d'identité. Autour de lui, tout le monde est pétrifié. Diaby sanglote, Cech prie, Drogba pleure, Mourinho implore.
On craint le pire.
On fait appel à prêtre.
Une bonne sœur et trois curés 
lèvent le doigt.
Le match est brisé.
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<b>
Une fête à 25000 euros
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Lorsqu'il arrive à l'hôpital, John Terry a repris connaissance. Sans la commotion cérébrale, les vertiges et les nausées, il aurait détourné l'ambulance pour retourner au stade illico.
Certains seraient restés trois jours en observation. Lui s'en va au bout d'une heure. Il arrivera pile pour embrasser la Coupe. Chelsea a gagné 2-1. Le Millennium Stadium se lève. Pour lui. Lui seul. Cet homme est incroyable. Tout le monde l'a enfin compris.
Le miraculé tombe dans les bras de Gary Lewin. « Tu m'as sauvé la vie », souffle-t-il dans l'oreille du kiné d'Arsenal béatifié à Chelsea.
Dans les entrailles du stade, Diaby boîte, Terry danse. Il est blanc comme un cachet et heureux comme un gosse.
Le soir, il est le roi de la fête. 
Il boit, fume, rigole avant de régler la note : 25.000 euros.
Généreux, le boy.
L'histoire ne dit pas s'il a eu la force de faire l'amour avec sa femme cette nuit-là. Sûrement. A côté de lui, James Bond est une poule mouillée spasmophile.
Le lendemain, il porte le trophée et une minerve. Les autres défilent, lui zigzague. Il a un réacteur dans la tronche, un voile sur les yeux, mais il s'en moque. Il est debout. Vainqueur et fier.
John Terry se ferait tuer pour Chelsea. « Avec des gars comme lui, tu peux partir à la guerre. Et la gagner à dix contre mille », jure José Mourinho qui adore jouer aux petits soldats.
Capitaine, Terry a l'âme d'un général. Il adore commander. Surtout des bières. Et ne déteste pas pisser sur le comptoir.
C'est ce qu'il fait le 11 septembre 2001 dans un pub proche de l'aéroport de Heathrow pendant que les images de l'attaque du World Trade Center passent en boucle sur tous les écrans. Lampard fait aussi partie de l'équipée sauvage. Montrés du doigt par des touristes américains insultés, les bad boys se retrouvent à la une des tabloïds. Le club les met au piquet et à l'amende.
''Jeti'', comme l'appelle l'Angleterre en référence à ses initiales, se calme. Quatre ou cinq jours.
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<b>
Pintes, pains et infidélités
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Il ne tardera pas à faire reparler de lui. En août 2002, une bagarre éclate dans une boîte branchée de Londres. Un videur est évacué avec un cendrier en verre incrusté dans le crâne. Le suspect numéro un : John Terry. On lui promet les chaînes. La presse se déchaîne. Lui est relax : « Je n'ai fait qu'une erreur : sortir la veille d'un match. »
Le flegme, quoi.
Suspendu de toutes sélections, il sera finalement blanchi.
Depuis, plus rien. Ou presque.
Des pintes, des pains et des infidélités conjugales comptabilisées, épluchées, analysées dans le ''Sun'', journal sympa et délicat.
Imaginez ça chez nous !
Et dire que nos footeux couinent quand on ose leur mettre une mauvaise note après un match pourri.
Madame Terry, prénommée Poole (comme au ball-trap) laisse passer l'orage. Elle ne demande ni la vérité, ni le divorce. Mieux, le 18 mai 2006, elle lui fait des jumeaux. Une fille, Summer et un garçon, Georgie. Un rêve, même si, depuis, John dort moins bien.
La petite famille vit à Londres. Les enfants roulent en poussette Ferrari et les parents sur l'or. JT est huitième mondial au classement des revenus (salaire, primes, contrats publicitaires). Il touche 11,4 millions d'euros par an. Plus que Drogba, Kaka, Rooney ou Cristiano Ronaldo. Sa banque est gardée jour et nuit par les descendants de Sherlock Holmes.
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Le 23 mai, soirée télé
</b>
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La police, il connaît. Il la fait sur le terrain. Lui arrête les attaquants. Souvent avec fermeté.
Terry n'est pas Beckenbauer. Il n'a pas son allure, sa précision, sa relance, son aura. Mais Terry est un leader, un bagarreur, un gagneur. Il lit le jeu comme Pivot lisait des livres avant ''Apostrophes''. Vite et bien. Dans les airs &mdash; quand Diaby ne lui pulvérise pas le bulbe &mdash; il se balade. Domine les débats de la tronche et des épaules.
On ne donne pas le brassard de l'équipe de la Reine à un tocard.
Steven Gerrard est vice-capitaine de l'équipe nationale. C'est dire. Mais lui est en finale de la Ligue des champions.
Eliminé à Liverpool, Terry a pleuré. Celui qui porte le maillot de Chelsea depuis qu'il a 14 ans voulait voir Athènes, l'Acropole, le bureau de Socrate, la maison de Platon, le coffre-fort de Zorba, le festival de la moussaka géante, la famille de Nikos Aliagas, et la Coupe aux grandes oreilles. 
Le 23 mai, il regardera Liverpool-Milan à la télé. A 26 balais, l'histoire peut lui repasser le plat. Après tout, l'homme de fer est déjà deux fois champion d'Angleterre (2005, 2006).
Chaperonné par Desailly et Lebœuf à ses débuts chez les Blues, il ne les a pas imités. Il n'a pas pris la grosse tête.
« C'est un super mec, simple, attachant. Le meilleur d'entre-nous », affirme Didier Drogba.
« John, c'est Superman », jure Petr Cech qui l'a sous les yeux pendant les matchs, les entraînements, dans le bus et au bar. On peut faire confiance au gardien même si lui aussi a pris un gros coup sur la cafetière. Depuis, il joue avec un casque. Terry, lui, n'en met jamais. Même en moto.
Pas besoin.
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<hauteur>202</hauteur>
<legende>
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<credit>AFP</credit>
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<item>
<titre>La dernière connerie ?</titre>
<soustitre>Fabien Barthez</soustitre>
<auteur>Jean-François Malatesta</auteur>
<date>2007/05/04</date>
<description>
<![CDATA[<p>
«Je veux jouer au football » : c'est la première connerie qu'a prononcée Fabien Barthez.
Né à Lavelanet, le 28 juin 1971, en plein monde de l'ovalie, papa Barthez, demi d'ouverture au RC Narbonne, a dû se dire qu'il n'avait pas transformé l'essai lorsque son fils a soumis son désir de rejoindre les manchots !
La peine du rugbyman a été cependant atténuée lorsque Fabien a précisé qu'il serait le seul des onze footeux à utiliser ses mains...
Le monde tourne alors rond pour le portier au duvet sur la tête dès qu'il croise l'homme à la casquette...
Elie Baup-Fabien Barthez, les inséparables offrent au Toulouse FC une saison à tire-d'ailes...
Mais, lors d'un Toulouse-OM mémorable, « Nanard » renifle le bon coup pour ce « bonhomme sévèrement burné »...
Tapie met la main à la poche et donne à Barthez un billet en première classe pour la Coupe d'Europe des Clubs Champions.
Munich. 1993. Le gardien tire la coupe par les grandes oreilles en mettant en échec le Milan AC des Baresi, Maldini et... Papin !
Hélas, une enveloppe remplie de biffetons est exhumée du côté de Valenciennes et la carrière de Barthez semble déjà enterrée en D2.
Mais le « presque chauve » a de la fierté à revendre. Il permet à l'OM, malgré une bourde mémorable en Coupe UEFA, de remonter au septième ciel, avant de rejoindre le paradis monégasque...
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<b>
Le bisou du président
</b>
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Et sur le Rocher, il n'a plus un poil sur le caillou... En même temps, il gagne deux titres et, surtout, devient la proie numéro un des paparazzi avec Linda Evangelista, future-ex promise !
Mais c'est surtout en 1998, sur sa terre natale, que Fabien se transforme enfin en « divin chauve ».
Toute la France aimerait être à la place du président pour déposer le bisou d'avant match sur ce crâne aussi lisse qu'un petit pain à hamburger !
Les supporters tricolores l'idolâtrent définitivement lorsqu'ils découvrent ce « chien fou », qui siffle et déconne dans les vestiaires à cinq minutes d'une finale de Coupe du monde !
Toute la planète se l'arrache. Mais le crâne glabre préfère suivre les pas d'un autre génie à la folie dévastatrice. So British, « Fabulous Fab » rend rouges de jalousie tous les rivaux de Manchester qui se cassent les dents sur ses gants...
Au faîte de sa gloire, la chute est pourtant si proche...
Sir Alex Ferguson refuse de l'adouber et lui préfère un inconnu américain. Barthez saisit sa bannière étiolée et redevient le porte drapeau d'un football français exsangue.
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<b>
« Le divin mollard »
</b>
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Retour à l'OM. Et sur les sommets européens avec une finale de coupe UEFA. Ce soir-là, à Göteborg, on aurait presque aimé que le portier assène un coup de boule à un autre chauve, pas divin celui-là, pour une expulsion des plus sévères assortie d'un penalty qui tuaient tout suspense.
Mais Barthez n'a pas osé le coup de tête à M. Collina.
Non il préfère le crachat. Le « chien fou » se transforme ainsi en lama lors d'un match amical face au WAC Casablanca.
Il paraît d'ailleurs que l'heureux arbitre marocain ne s'est plus lavé depuis et tente de vendre le « divin mollard » via internet !
Pas grave... Fabien aiguise sa revanche. La victime ? Grégory Coupet. Il fait dévisser le Lyonnais lors d'une ascension à Tignes qui restera dans les mémoires.
Barthez est titulaire pour la Coupe du monde en 2006. Là encore, la France lui pardonne tout  ! Même la séance de tirs au but de la finale face à l'Italie au cours de laquelle il se montre aussi agile qu'un chat cul-de-jatte et aussi décisif qu'une passoire  !
Mieux, l'Hexagone met les petits plats dans les grands pour célébrer la retraite de l'idole le 5 octobre 2006 au JT de TF1 s'il vous plaît !
L'hommage est unanime. Les félicitations sincères.
Mais, on se demande encore pourquoi, Barthez repique au jeu.
Nantes. 6 janvier 2007. On y croit après des débuts prometteurs. Avec l'enthousiasme d'un poussin, le nouveau Canari semble des plus sereins.
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<b>
« Diva chauve »
</b>
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Mais la cage dorée se referme. Le « divin chauve » se transforme en « diva chauve » !
Fautes de main, mais surtout fautes de goût. Il se veut le leader de ces Nantais en péril, mais accumule les bourdes. Il quitte même le stade avant tout le monde, vexé par un but casquette. Il veut montrer l'exemple en prodiguant à ses coéquipiers les conseils d'une hygiène de vie indispensable. Le tout en fumant sa clope !
On connaît la suite. La fuite.
Et la fin. En queue de poisson.
Barthez a quitté Nantes et le foot par la petite porte.
Une dernière connerie ?
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<credit>Félix Golesi</credit>
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<titre>Les Mains pleines</titre>
<soustitre>Cristiano Ronaldo</soustitre>
<auteur>Philippe Camps</auteur>
<date>2007/04/27</date>
<description>
<![CDATA[<p>
Il aurait pu s'appeler Cristiano Francesco. Mais son père préférait Reegan à Mitterrand. Il s'appelle donc Cristiano Ronaldo. Il faut avoir bien arrosé la naissance de son rejeton pour lui donner le prénom d'un président. Américain, en plus.
Le fiston jure que ce n'est pas la faute du Porto.
Le ''padré'' aurait choisi John Fitzgerald Kennedy, passe encore. On aurait compris la fascination. Jackie, Marilyn, les femmes, Dallas. Mais Ronald Reegan, on a plus de mal. Vous saviez que l'acteur républicain passait son temps à raconter des blagues ? C'est Roland Dumas, l'ancien ministre des affaires étrangères de Mitterrand qui le balance dans son dernier livre.
Cristiano Ronaldo, lui, se moque bien de Reegan « C'était le héros de mon père, son rêve américain », de Mitterrand, de Kennedy ou du bouquin de Dumas. Il aime son nom. Point barre. Même si en vérité, il se nomme Cristiano Ronaldo Dos Santos Aveiro. Le temps de le dire et il a dribblé quatre défenseurs.
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<p><b>Numéro Seven</b></p>

<p>
Le dribble, il a ça dans le sang.
« Je suis né dribbleur. C'est mon style. C'est ma vie », affirme le Garrincha portugais. On se demande même comment le gynéco l'a intercepté le 5 février 1985 dans une clinique de Funchal. Il se murmure que le bébé aurait échappé à la sage-femme avant que le ''doc'' n'intervienne.
''CR'' serait né en Autriche, il aurait fait du slalom.
Sur son île de Madère, il fait du slalom et du foot, en même temps.
Ses adversaires, des piquets. Le but, la ligne d'arrivée.
Impressionné par ce feinteur-né, le Sporting Portugal le 
recrute. Il quitte papa, maman, la famille, la maison, l'île, 
l'enfance.
Il a onze ans.
Sept années plus tard, il tape dans l'œil de Ferguson qui porte pourtant des lunettes. Sir Alex sort le collyre, le stylo, le chéquier et le lance en Premier League.
A Manchester, il porte le sept. Comme Best, Cantona et Beckham. Des légendes. A croire que pour décrocher ce numéro, il faut être beau garçon et beau joueur. Peter Crouch n'a aucune chance.
</p>

<p><b>Tacles et tics</b></p>


<p>
Là-bas, il prend un gros salaire et d'énormes tacles. Le défenseur anglais n'aime guère être tourné en bourrique.
Lui s'en moque. Il joue comme il est. Comme il sait. Comme il aime.
« Je dribble pour gagner », affirme le manieur aux manies. Des tics plus que des tocs. Il se regarde. Dans la glace du vestiaire puis sur le terrain. Court avec le peigne. Provoque. Plonge dans les surfaces comme dans sa piscine.
Bref, si les Mancuniens le portent aux nues, les autres le porteraient bien couché sur un banc de bois, seulement habillé de goudron et de plumes.
L'Angleterre devient même hystérique le samedi 1er juillet 2006. La chaleur ? Plutôt la haine contre le ''traitre'' qui dénonce et fait expulser son ''pote'' Rooney. Le ''Sun'', tabloïd toujours subtil, fait de la photo de l'ennemi public number one une cible à fléchettes.
Sympa.
Les Anglais rentrent chez eux. Le ''Portos'' va jusqu'en demi-finale.
On lui promet un retour au pays d'enfer. Tous les stades le sifflent. Les jeunes filles aussi. Mais pour d'autres raisons. Lui se promène avec des boules Quies.
</p>

<p><b>Sexy boy</b></p>

<p>
Il grandit. Simplifie son jeu et la vie de ses coéquipiers.
Il devient un homme.
« Il a les mêmes qualités que Maradona et Pelé », s'enflamme Ferguson.
Rien que ça.
« Il sera le Michaël Jordan européen », souflle Carlos Queiroz, l'adjoint de Sir Alex.
En attendant, Cristiano Ronaldo excite les sponsors et les grands clubs. Surtout le Barça et le Real. Mais il coûte 50 millions d'euros... Une bagatelle.
Il a déjà les mains pleines. 
De talent.
Les Romains en savent quelque chose. Depuis le fameux 7-1 d'Old Trafford, Doni, gardien traumatisé, hurle toutes les nuits et Panucci est en cure de sommeil. Histoire d'oublier un visage d'ange et des pieds de démon.
Aujourd'hui, celui que l'Angleterre haïssait tient sa revanche. Les rosbifs en ont même fait le footeux de l'année.
Cristiano Ronaldo affole le marché, les défenses et les femmes.
Elu joueur le plus sexy de l'année 2006, il n'a pas besoin de sa Porsche Cayenne grise pour qu'elles tombent comme des mouches. Sur internet, l'une d'elles a craqué. « Savez-vous que la petite amie de Cristiano Ronaldo a 30 ans. Elle est vieille, moche et je la déteste. »
Jalouse, va.
C'est mieux ainsi.
Les dribbleurs ne s'arrêtent jamais. Il paraît même qu'ils adorent feinter leur femme.
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<![CDATA[]]>
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<credit>AFP</credit>
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<titre>Le tripoteur</titre>
<soustitre>Ronaldinho</soustitre>
<auteur>&quot; El Buitre &quot;</auteur>
<date>2007/04/18</date>
<description>
<![CDATA[<p>
Ronaldo de Assis Moreira. Non, pas le gros. Pas la barrique qui se trémoussait 
péniblement à Bernabeu et dont les abdos étaient restés à Rio après le carnaval... Ici, on vous cause du mince. Celui qui ressemble au garenne de Chantal Goya. Un " lapinho " (appellation non contrôlée) né à Porto Alegre en 1980, qui éclabousse de ses coups de patte les soirées du Camp Nou.
Ronaldinho, c'est d'abord un look. Improbable.
Un alignement de ratiches surplombé d'une paire d'yeux de gobie. 
Le tout agrémenté d'une tignasse aux longs frisottis que n'auraient pas reniée les mecs de KISS, vous savez, ce groupe de hard ricain déjanté qui sévissait masqué sur des " platformboots "  dans les années soixante-dix  !
Le faciès de Ronaldinho est certes moins académique que ses dribbles mais, c'est heureux, n'empêche pas le garçon d'épater les donzelles. Parce qu'il a un truc en plus, Ronnie. Pas celui " qui fait crack-boum-hue " dont Dutronc vantait avec talent les mérites. Non. Son truc à lui, c'est qu'il tripote. Comme un dieu. L'as des as du tripotage, c'est lui, c'est Ronnie  !
Il paraît d'ailleurs que quand il faisait mine de jouer au PSG, lors des mises au vert, il tripotait pas que le cuir. La groupie aussi. Même que Luis pétait les plombs !
C'est cela, en fait, qui caractérise les stars planétaires du ballon : elles tripotent et elles palpent. Au propre et au figuré. Au point qu'on oserait presque raccourcir Ronaldinho à cette approximation : il est la gynécologie appliquée au futebol... 
</p>

<p>
<b>
pompes à fric
</b>
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Suffit de le voir dans les spots Nike. « Ce que Pelé fait un ballon, moi je le fais avec une orange » a dit un jour Don Diego inspiré. C'était avant d'aspirer à devenir poivrot. A notre avis, Ronnie, lui, doit facilement pouvoir le faire avec un... litchi.
Voilà pourquoi il est aujourd'hui le footeux le mieux payé du globe (23Me annuels) devant sa majesté " Beck's ".
Pourquoi aussi Nike fourgue comme des petits pains à 160 euros (!), la nouvelle Tiempo Ronaldinho : immaculée paire de pompes. A fric.
« Une arme imparable qui allie sur l'avant-pied une extrême souplesse du cuir et une zone d'impact plus large pour augmenter la précision du toucher de balle » dixit la pub.
De Assis Moreira, même avec des sabots lorrains, il y a des chances pour qu'il soit plus précis dans le toucher de balle que vous et moi affublés de ses Nike. Faut s'y faire.
Voilà pourquoi le mythe du va-nu-pieds des favelas trimballant de la blonde siliconée en Aston-Martin (elles sont à la mode, les Anglaises) fascine autant de par 
le globe. Aussi pourquoi la " céléchao " aura encore la cote chez les books, avant la prochaine " Coupe du monde de la FIFA 2010 ".
</p>

<p>
<b>
Pas tout rose...
</b>
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<p>
Mais tout n'est pas si rose dans la vie de ce grand gosse d'1m80. Lorsqu'il avait huit ans à peine, son père est mort noyé, dans la piscine de la villa offerte par le club de Porto Alegre, le Gremio, qui à l'époque faisait les yeux doux à son frère, Roberto. 
Lequel frère se blessera gravement à 28 ans et finira sa carrière à... Montpellier : c'est vous dire si parfois la vie est injuste. N'empêche, le cadet, lui, est aujourd'hui au faîte de sa gloire. Malgré une saison moins blau que grana, sa prise de chou médiatique avec Etoo et quelques rondeurs que nos confrères espagnols ont tôt fait de répandre et disséquer, Ronaldinho a tapé dans l'œil de Silvio.
Sua Emitenza le verrait bien tripoter en rouge et noir. Dans ce Calcio cadenassé où pullulent les Materazzi, peut-être Ronnie fera-t-il moins de chichis. Encore que.
Et si " lapinho " était un dur à cuire ?
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<titre>Triste prolongation</titre>
<soustitre>Maradona</soustitre>
<auteur>Christophe Depiot</auteur>
<date>2007/04/11</date>
<description>
<![CDATA[<p>
Zidane, une  référence en la matière, dit de lui, sans penser à mal, presque sur un coup de tête, qu'il « est unique et  stupéfiant ». Unique et stupéfiant, Diego Armando Maradona l'est tout  autant que le but qu'il a marqué de la main contre les Anglais un 22 juin 1986.  «  La main de Dieu », clamait-il après la rencontre. L'Equipe titrait  le lendemain : la main du Diable. 
Ce jour-là, el Pibe de Oro  était les deux à la fois : démon en crucifiant Peter Shilton d'un superbe  smash;  ange en dribblant  toute l'Angleterre avant d'aller inscrire un deuxième but, du pied cette fois,  l'un des plus beaux de l'histoire de la coupe du monde. Trois matches plus  tard, il la gagnait. Maradona ne savait pas que ce serait la  seule. 
En 1990, il l'abandonna aux  Allemands, en finale. En 1994, il ne disputa que deux rencontres. Génial, alors  qu'on le disait fini, contre la  Grèce puis contre le Nigeria. Pourtant, convaincu de dopage, il  quitta l'épreuve. La sienne commençait.
Depuis Diego a de la poudre sur le nez,  du sang dans l'alcool, des diamants dans les oreilles et ses pensées  s'emmêlent. 
</p>

<p>
<b>
Cinq à dix minutes de lucidité
</b>
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<p>

Est-ce à sa chevauchée de  gaucho sur la pelouse de Mexico 86, ondoyant entre des Anglais réduits à l'état  de piquets, que songe Diego en ce printemps 2007... au cours, selon les infirmiers,  des « cinq à  dix minutes de lucidité qu'il a 3 ou 4 fois par jour » dans une chambre  matelassée de la clinique Guemes, à Buenos-Aires ? 
Peut-être... Mais quand il  réalise qu'il ne jouera pas au football « jusqu'à cent ans » comme il  en avait fait le vœu, c'est à « boire et à manger » qu'il réclame, alors que son médecin tente de hâter son  transfert dans une clinique suisse  de Clarens-Montreux :  La Prairie.
Dès qu'il sut marcher, Don  Diego, son père, créateur de l'Estella Roya, à Lanùs, dans la banlieue de la  capitale argentine, lui avait  fait pousser la pelota. 
En 1965 &mdash; il avait à peine cinq  ans &mdash; il marquait déjà les esprits. A 16, il avait arrêté de grandir, mais du haut de ses  166  centimètres, il claquait but sur but avec Argentinos  Juniors puis avec Boca Juniors.
En 1982 Barcelone fit découvrir le génie à  l'Europe. En 1984 Naples le fit roi pour 7 milliards de lires &mdash; réglées en  liquide par la mafia, disait-on sans le prouver &mdash; soit, en euros, l'équivalent de l'engagement  par l'OGC Nice de Moussilou...
Bref, Naples se mit à tout gagner. Lui  empilait les titres de meilleur joueur argentin, à Naples, puis à Séville, puis  à Newell's, enfin à Boca Juniors. La boucle était bouclée. 
Mais c'était déjà la  fin. 
Même à Naples, au  temps de sa gloire, le peuple de San-Paolo savait que ce conte de fées finirait  mal. Maradona et son entourage sentaient le soufre. 
Le jour, il claquait les  buts. La nuit il claquait le fric. 
Et sa vie. 
Personne ne fut assez fort,   alors, pour donner à l'enfant pauvre de Lanùs, les coups de pied au cul qu'il  aurait fallu. 
Botte-t-on les fesses du Bon Dieu ?
On lui passe tout. Ce que  « Pelé faisait avec un ballon, je le fais avec une orange » dit-il.  «  Et après on peut quand même manger l'orange » remarquent ses  coéquipiers.
</p>

<p>
<b>
Dieu devenu Bibendum
</b>
</p>

<p>
Mais Maradona ne sera jamais ministre des  sports. Tout juste donnera-t-il la réplique à Hugo Chavez et au grand Fidel,  passement de jambes sur la scène diplomatique, alors qu'il n'était fait que pour  les arabesques en crampons.
Il était Dieu qu'est-ce  qu'il en reste ? Le livre d'or des souvenirs, la poussière d'étoiles dans  les yeux de ceux qui l'ont vu caresser le ballon et lui inventer des  trajectoires de cerf-volant avant de le déposer derrière les lignes de tous les gardiens du monde.
Il était Dieu. Il est Bibendum. Parfois, il fait aussi le coup de feu. On le préférait canonnier des  surfaces. 
En 2006, allégé de 40 kilos  à la suite de la pose d'un anneau à l'estomac, il commente pour Canal + Espagne  les rencontres du mondial... sauf celles de l'Argentine. Il a demandé un congé spécial  pour être simplement supporter.
On le montre alors dans les gradins. On pleure : il a  trop d'or à ses bras. Il n'a pas de maillot céleste et blanc à sa taille. Et ses  lunettes noires sont un aveu.
Les  médias ne l'oublient pas. Mais ils l'ont rangé au rayon people. 
L'homme aux  311 buts en 588 matches  officiels était insaisissable sur les pelouses. Il est une proie désormais aisée pour les paparazzi. 
Et Diego leur offre toujours  plus : les femmes de sa vie, Claudia, son ex-épouse, qui gère encore les  restes de sa  fortune, et Véronica,  sa nouvelle compagne de 25 ans sa cadette, se disputent l'idole d'un autre temps  dans les couloirs de la clinique, sous les yeux de ses filles, Dalma et Giannina.
Le sordide le dispute à la  déchéance.
Qu'elle est triste la prolongation de l'artiste.
</p>]]>
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</legende>
<credit>Photo AFP </credit>
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<titre>Tout dans sa &quot;posh&quot;</titre>
<soustitre>David Beckham</soustitre>
<auteur>Philippe Camps</auteur>
<date>2007/03/07</date>
<description>
<![CDATA[<p>Il avait le choix entre relancer sa carrière de footeux ou gagner de l'argent. 
David Beckham a tranché. Il a signé dans un club américain. Le Los Angeles Galaxy.
Aussi connu sur la planète foot que le FC Plan-de-Cuques.
Sauf que le nom et les caisses sonnent plus agréablement.
Là-bas, ''Becks'' va toucher 105 000 euros par jour pendant cinq ans. Un truc de fou.
Chaque matin, il pourra s'acheter douze Twingo.
Une verte, une jaune, une rouge... De quoi énerver Victoria qui n'apprécie guère que ses voitures
ressemblent à des pots de yaourt.
Madame Beckham a un rang à tenir. Zut. Chez elle, l'auto est grande et le string petit.
Vous avez vu sa taille de guêpe ?
Cette fille doit manger des graines pour oiseaux. Et encore, juste une poignée
le midi.
A force d'avaler ça, elle a la conversation d'un canari. Récemment, elle avouait n'avoir jamais lu le moindre livre.
On lui conseillerait de commencer
par un ''Oui-Oui''. L'idéal pour une gnangnan.
</p>

<p><b>Les Cruise au dîner</b></p>

<p>Son mari, qui plonge plus facilement sur les baby sitter consentantes que dans les œuvres de Dostoïevski, laisse sa Spice Girl conduire sa vie. Et tant pis si ''Posh'' (surnom donné aux snobs qui porte des masques de plongée Gucci en guise de lunettes) dérape parfois jusqu'à la sortie de route.
C'est elle qui lui a conseillé Los Angeles plutôt que Manchester, Rome ou Londres. Dans cette belle ville de L-A, elle prendra des bains de soleil, fera du shopping, présentera sa ligne de vêtement et dînera légèrement avec les Cruise (Tom et Katie, des amis) pendant que le beau blond jouera un étoilé Galaxy-Cosmos devant 1284 adolescentes excitées si-rotant leur coca.
Qu'importe. Aux Etats-Unis, l'ancien capitaine du onze de la Reine n'est plus un milieu de terrain mais un produit marketing. On ne lui demande pas de populariser le soccer (même le roi Pelé a échoué) mais de vendre des maillots, des boîtes de Pepsi,
des rasoirs Gillette et bien d'autres choses.
</p>

<p><b>Arcade, SMS et extension capillaire</b></p>
<p>Pourtant avant d'être un homme sandwich, ce fils de plombier, né le 2 mai 1975 dans la banlieue de Londres, fut un drôle de joueur. Un Mancunien pur jus. Rouge cent pour sang. Jusqu'au jour où, à la mi-temps d'un ''big match'', Sir Alex Ferguson confondit vestiaire et foire du Trône et lui balança un godillo en plein museau. Coupé à l'arcade et l'âme, ''Becks'' fit ses valises pour Madrid.
En Espagne, le ''rosbeef '' claqua quelques buts et envoya bien plus de SMS à une certaine Rebecca qui n'avait froid ni aux yeux ni ailleurs.
Pour le garder, ''Posh'' apprit à faire le pudding et se fit couper
ses extensions capillaires qui la gênaient pendant l'amour.
Aujourd'hui, elle songe à lui faire une fille après lui avoir donné trois garçons. Brooklyn, Romeo et Cruz. Trois prénoms rappelant la ville où ils furent conçus. Heureusement que les Beckham n'ont jamais dormi dans un hôtel de Palavas-les-Flots.
</p><p>


<b>L'hommage de George ''the'' Best...</b>
</p><p>
Cela dit les époux tatoués (elle discrètement, lui beaucoup moins) n'ont peur de rien. Même pas d'acheter une maison à Bargemon (Var) et d'y venir tous les trente-six du mois.
Au fait, avant de mourir, George Best, idole du foot anglais
et de Manchester bien avant le petit Beckham rendit hommage
à son pâle héritier : « Il ne peut pas tirer du pied gauche,
il n'a pas de jeu de tête, il ne sait pas tacler 
et il ne marque pas beaucoup de buts. 
A part ça, il est pas mal. »
Sacré George, avec lui, Victoria aurait fini serveuse de bières dans un pub pouilleux de Manchester pour arrondir les fins de mois de la famille.
Elle aurait dévoré un bouquin 
en entier : le Kama-Sutra.
Elle aurait tout supporté parce qu'on ne quitte pas une légende. Même 
alcoolisée, obsédée et sur la paille.
Alors, Becks peut dormir tranquille. ''Posh'' sera là au réveil.
</p>]]>
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<credit>P. Langlade</credit>
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